mardi 15 avril 2014

On dirait le Sud...



                       

         Et c'est reparti, cette fois ce n'est plus Samuel de Champlain, mais René R. Cavelier de la Salle, qui à la recherche de nouvelles contrées à l'ouest du Mississippi réclama ce territoire au nom du roi Louis XIV. Ah ces Français, quels découvreurs! Mais ce roi ingrat, bien embarrassé de ces terres au climat difficile les laissa aux mains de qui voulu bien les prendre : aux espagnols, pour un temps, même aux anglais, c'est peu dire! Du coup la perfide Albion se saisit  de l'occasion afin d'y déporter les devenus gênants Acadiens de Nouvelle Ecosse et du Nouveau Brunswick ! Pauvres paysans, souvent originaires du Poitou qui avaient cru à l'Acadie... et qui se sont retrouvés obligés de vivre comme des parias, dans les marais, méprisés de tous saufs des indiens qui ont transformé leur nom d'Acadiens en Cajuns.

Les traces de ce "Grand Dérangement" sont encore extrêmement sensibles chez leurs descendants.

      


Parallèlement, 5 à 6000 colons français créoles vivaient ici souvent du commerce de la canne à sucre, sur des plantations qui prospéraient avec l'aide des esclaves issus du trafic triangulaire.

San Francisco









Laura plantation




Oak alley plantation

Houma plantation
Nottoway plantation



Ces planteurs se sont trouvés très mécontents quand Napoléon a finalement vendu la Louisiane aux Américains en 1803! Les Américains, les créoles, les cajuns et les très nombreux descendants d'esclaves, voici ce qui donne à la Louisiane son visage actuel. Les créoles ont fini par se fondre aux américains, les cajuns continuent de lutter pour conserver une langue française qui leur valaient des coups de fouets s'ils la parlaient à l'école entre 1903 et 1968,
quant au peuple noir, c'est de lui qu'est né l'âme de La Nouvelle Orléans : le JAZZ.

 
  Après le mythique Preservation Hall, Germaine Bazzle a enchanté une de nos soirées. Ici chez Irvin Mayfield.

Dans le quartier français toutes les maisons se ressemblent.
Traditionnellement les gens lancent des colliers depuis les balcons lors du Mardi Gras... origine de cette tradition : c'était pour que les filles montrent leur poitrine :-)
Jackson Square
Un tramway nommé...Désir
une des belles maisons du Garden District
Les célèbres et délicieux beignets du Café du Monde
Un "hurricane" avant le concert de Jazz
 Il y a aussi des trucs qui font peur comme le Vaudou. Voici la tombe d'une prêtresse Vaudou.  

Rives du Mississipi

le vrai visage du "grand boueux" pauvre Tom Sawyer :-(
Ombres chinoises sur le Mississippi enfin verdoyant.


choc des époques!


Travailler c'est trop dur... et forer c'est facile. c'est moins fatiguant et plus lucratif que cultiver la canne à sucre.
visage hivernal du bayou avec les cyprès chargés de barbe espagnole.
  

    

La faune et la flore des bayous.


barbe espagnole

 Surprise a Bâton Rouge! Nous apprenons que la France a offert aux USA un wagon de la "reconnaissance" à chaque état à la fin de la 2e guerre mondiale.Cadeau considéré comme quelque peu embarrassant par la plupart des états qui ne sachant qu'en faire les a détruits au fil du temps. Mais la Louisiane aime la France. 


State House à Bâton Rouge


En pays Cajun, on danse au son de la musique Zydeco et on déguste la spécialité : les écrevisses.



promenades sur les bayous qui prennent leurs couleurs de printemps en fin de semaine.



 Bye bye Louisiana, on se quitte en musique surle Natchez qui siffle son départ.




dimanche 23 février 2014

Au cœur de l'hiver Québécois


L'envie de connaitre Québec sous la neige a été plus forte que les 650 km à parcourir et que la neige annoncée ce vendredi.

Dès l'arrivée on se rend compte que l'hiver Québécois, c'est quelque chose! Des montagnes de neige partout. Un froid sibérien, un vent glacial. Mais aussi des habitants rompus à l'exercice d'un hiver aussi long que rigoureux.





Au point que tout peut être de glace ici!
Comme disent nos cousins eux-mêmes, il y a deux saisons au Québec: l'hiver et le mois de juillet...








             


Nos impressions se confirment: l'hiver offre une découverte plus authentique. L'hiver fait partie du patrimoine des québécois




En particulier la vue du saint Laurent à moitié pris par les glaces nous permet de mieux comprendre les difficultés auxquelles Samuel de Champlain et les premiers colons français ont dû faire face.
De mieux comprendre aussi le désintérêt du roi de l'époque pour cette contrée lointaine (NDLR: quel dommage!) 









La vielle ville (la seule fortifiée en nord-Amérique) toujours aussi animée.





Rassurez-vous, les pauses extérieures ne peuvent pas durer plus longtemps, que le temps de la photo.








Aussi un vieux rêve exhaucé: revenir à Québec en hiver pour descendre la piste de luge devant le château Frontenac. Juste pour rappeler que les rêves, s'ils sont désirés très fort finissent par se réaliser.



Hier et aujourd'hui.

Bon sang, on a oublié de vous dire que ce Week End c'était le carnaval de Québec. L'un des plus grands événements d'hiver en nord-Amérique!




Vu depuis l’île d’Orléans le Saint Laurent gelé est encore plus impressionnant. Le froid et ses contraintes n'ont pas laissé une surface vraiment lisse...

         


Après la pratique du moto-neige il fallait bien trouver un moyen de transport plus écologique.





Benjy allez!, Benjy doux!, Benjy woah! et nous voilà partis pour une promenade (plus physique qu'il n'y paraît) du coté du mont Saint Anne, au nord de Québec.





Saint Anne de Beaupré, les chutes de Montmorency.  Toutes les deux aussi impressionnantes.


 


Quand on vous disait que tout était de glace!



L'hôtel de glace, reconstruit chaque année, avec ses 44 chambres et suites, ses bars, sa chapelle...


Amazing isn't it?





Au revoir ou adieu belle ville de Québec, nos impressions aujourd'hui américaines confirment ce que nous avions déjà ressenti: la France a laissé quelque chose dans cette contrée encerclée par de vrais américains.